Radioactivité au fort de Vaujours : retour sur le communiqué de la CRIIRAD
Le 22 janvier dernier, Placoplatre a pris contact avec l’association CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) et lui a proposé de travailler sur le projet de carrière de gypse permettant la reconversion du site de l’ancien fort de Vaujours.
Cette proposition portait sur 3 points :
- Ouvrir au regard de la CRIIRAD les études que nous avons réalisées depuis 2011 pour notre projet. Ces études sont l’une des phases préalables au projet d’exploitation du gypse, projet visant à approvisionner l’usine voisine de Vaujours. Elles ont été réalisées par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et des cabinets spécialisés en radiologie, Lim Logging, CERAP et Burgeap Nudec. Elles prennent en compte les servitudes présentes sur le site et avaient anticipé les recommandations formulées par la CRIIRAD dans sa lettre du 3 décembre 2012.
- Associer la CRIIRAD à la mesure officielle du point singulier controversé (3,31 micro-sievert/h) en présence des élus et des associations, mesure que nous avons demandée aux deux Préfets.
- Organiser une réunion de travail commune, en présence des associations, en prévision de la prochaine Commission Locale de Concertation et de Suivi.
Dans ces conditions, nous ne comprenons pas la réponse négative de la CRIIRAD quant à ces sollicitations mais restons ouverts à une réunion d’échanges sur les points relevés dans la lettre de la CRIIRAD reçue le 5 février 2014 et à toute information utile que la CRIIRAD pourrait fournir pour contribuer à la reconversion du site dans l‘intérêt de tous.
Sur un hypothétique point singulier de radioactivité que nous contestons, nous considérons que seule une mesure officielle en présence des élus et des associations permettra de rassurer sur la base d’une mesure technique fiable, concertée, transparente, en temps réel. En outre, d’après le CEA, « le point chaud indiqué par les associations, sous réserve que la mesure faite soit correcte, ne présente aucun danger »*. Nous rejoignons donc la CRIIRAD dans sa conclusion sur le fait que : « D’une manière générale, il convient de relativiser cette polémique concernant le niveau de contamination résiduelle du point chaud CEA1 ».
La principale inquiétude de la CRIIRAD concerne le risque d’existence d’une pollution radioactive enfouie non détectée. Nous rappelons que dans le cadre du projet de carrière, les matériaux vont être inspectés au fur et mesure de l’avancement des travaux permettant ainsi de réaliser une analyse exhaustive du sol et du sous-sol ainsi que des bâtiments lors de leur démolition. Si la moindre anomalie chimique, pyrotechnique ou radiologique devait être trouvée, elle serait traitée par les filières adéquates. C’est l’essence même des prescriptions que l’Etat imposera au futur exploitant de la carrière dans le cadre des servitudes d’utilité publique.
Nous regrettons également que la CRIIRAD n’ait pas participé aux dernières CLCS (Commission locale de concertation et de suivi) et reformulons notre demande que l’association y prenne part et y apporte sa contribution pour favoriser l’information des riverains et des associations.
Enfin, nous assurons la constance de notre offre de collaboration à la CRIIRAD et souhaitons sa présence à la mesure contradictoire qui sera organisée sous l’égide de l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) comme l’a annoncé la Préfète de Seine et Marne.
* Source : lettre du CEA aux maires