Les premiers travaux de démolition : ce qu’il faut retenir
La première campagne de démolition s’est achevée mi-mai. Prévus depuis 2011, ces travaux en zone non sensible ont été l’occasion de tester, grandeur nature, les mesures de suivi prévues par Placoplatre, ses partenaires et les autorités en charge de l’encadrement environnemental et sanitaire du site. L’équipe Carrières revient sur les mesures de précaution mises en place et partage les enseignements pour l’avenir.
Des travaux réalisés en zone neutre et dans le respect de l’arrêté préfectoral
Les bâtiments à démolir ont été choisis pour leur situation et leur historique non sensibles puisqu’ils sont situés en dehors du fort central. Il s’agissait de bâtiments dédiés à l’alimentation électrique pour la majorité d’entre eux (17), de locaux techniques, sanitaires ou de sécurité.
Par ailleurs, ces travaux ont eu lieu au-dessus de la surface du sol : aucun terrassement ou défrichement n’a été réalisé, seules les superstructures des bâtiments ont été démolies.
La cartographie radiologique préalable
Afin de confirmer l’absence de risque radiologique, une cartographie radiologique des bâtiments à démolir a été réalisée par un bureau d’étude spécialisé en radioprotection.
Au total, 275 points ont été examinés à l’aide d’un radiamètre, ce qui correspond à un maillage d’une mesure de débit de dose tous les 4 à 10 m2.
Pendant la démolition : protéger la santé et la sécurité des travailleurs et des riverains et veiller au respect de l’environnement
Comment a été assurée la radioprotection des travailleurs ?
Des mesures préventives ont été mises en œuvre tout au long du chantier.
En complément de la présence permanente d’une Personne Compétente en Radioprotection (P.C.R), tous les intervenants ont été sensibilisés et informés des mesures de précautions et consignes à respecter :
- Port obligatoire des Equipements de Protection Individuelle (EPI)
- Equipement de tous les intervenants en demi-masque filtrant de type FFP3
- Contrôles de non contamination radiologique en entrée et sortie de la zone de chantier
Bilan :
→ Aucune mesure faite sur les intervenants ne s’est révélée supérieure au niveau du bruit de fond environnemental.
→ Aucune contamination n’a été identifiée lors des contrôles en sortie de zone de chantier.
Comment ont été contrôlés les poussières et les gravats ?
Essentiel pour garantir le confinement d’éventuelles pollutions résiduelles sur le site, le contrôle de l’air, des matériaux et des outils de démolition a été effectué tout au long de cette première phase de travaux.
- Les poussières
Un dispositif d’aspersion et de brumisation proportionné selon la taille des bâtiments a été mis en place pour confiner les poussières. En complément, la qualité de l’air était contrôlée deux fois par jour sur un Appareil de Prélèvement Atmosphérique (APA) positionné à proximité immédiate et à l’aval du vent.
Bilan :
→ Aucune contamination atmosphérique n’a été mise en évidence.
- Le matériel et les gravats
Avant d’être déplacés vers une zones dédiées du chantier, les gravats ont fait l’objet de 2 contrôles pour s’assurer de leur non contamination : après étalement lors de la démolition et lors du chargement dans les bennes. A la fin de chaque poste de travail, le matériel était également contrôlé.
Bilan :
→ Aucune contamination n’a été détectée sur le matériel.
→ Aucune pollution radiologique n’a été détectée parmi les gravats. Leur niveau d’irradiation est au niveau du bruit de fond environnemental.
Cette première campagne de démolition a permis à Placoplatre de tester son protocole. Dans le cadre d’un processus d’amélioration continue, le dispositif de suivi du chantier sera revu et adapté en tenant compte des nouvelles recommandations de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), afin d’apporter toujours la meilleure assurance de santé, de sécurité et de préservation de l’environnement.