Nos interrogations et nos propositions après la réunion publique du 17 décembre 2018 à Coubron.

Nous nous engageons à répondre à toutes les questions sur ce dossier de carrière Vaujours-Guisy. Toutes vos contributions et nos réponses sont publiées sur la page Vos questions/nos réponses ou sur la page Cahiers d’acteurs.

Les garants de la concertation veilleront à ce que les réponses apportées soient complètes et publiées dans les meilleurs délais. Toutes les questions/réponses alimenteront le bilan de la concertation.

Les équipes Placoplatre se réservent le droit de supprimer tout propos injurieux ou diffamatoire, conformément à la charte de modération.

Nos interrogations et nos propositions après la réunion publique du 17 décembre 2018 à Coubron.
  • François COCHAIN a envoyé ce message Il y a 1 mois

CONTRIBUTION à la dernière phase de la concertation publique Fort de Vaujours

Nos interrogations et nos propositions après la réunion publique du 17 décembre 2018 à Coubron.

Le Mouvement national de lutte pour l’environnement « 93 et Nord est Parisien » (MNLE 93), fait partie de la Commission de suivi du site (CSS) du Fort de Vaujours. A ce titre et avec d’autres associations, il a été demandeur d’un débat public sous l’égide de la CNDP. Le MNLE 93 remercie les organisateurs de la série de réunions publiques et ateliers qui ont été organisés en novembre/décembre 2018 au sujet du Fort de Vaujours et de son exploitation à venir en carrière à ciel ouvert.
Nos principaux objectifs :
• Nous assurer qu’un site pollué ne reste pas en l’état et redevienne accessible sans danger.
• Nous assurer que la forme d’exploitation retenue soit sans danger sanitaire pour les populations riveraines et pour les salariés exerçant sur le site.
• Nous assurer que le site devienne un espace réhabilité et boisé, ouvert à la population à l’issue de l’exploitation.

Nos questions et nos propositions :
1) Il existe des pollutions sur le site du Fort de Vaujours. Ne serait-il pas plus prudent de procéder à une exploitation en cavages ? »
Aux questions concernant le choix fait par Placoplatre de privilégier une carrière à ciel ouvert plutôt qu’une exploitation en cavage, Placoplatre nous répond qu’une exploitation souterraine reviendrait à laisser en place la pollution résiduelle issue des différentes occupations du site, ce qui n’est pas une solution satisfaisante d’un point de vue environnemental ni pour permettre un jour une ouverture au public. Nous apprécions positivement la volonté affichée d’une ouverture future de ce site au public après exploitation.
Nous avons, par ailleurs, entendu le représentant des salariés secrétaire du CHSCT de l’entreprise Placoplatre, formuler lors de la réunion de Coubron du 17 décembre, un avis favorable à l’exploitation à ciel ouvert qui lui apparait comme permettant de meilleures conditions de travail qu’une exploitation en cavages.
Toutefois, aucune étude documentée et argumentée ne nous permet de nous faire une idée précise de ce qu’aurait pu être une exploitation en cavage. Une enquête publique préalable à l’exploitation devrait posséder davantage de données concernant une exploitation en cavage, données mises en opposition aux arguments favorables à l’exploitation à ciel ouvert. Nous demandons à l’opérateur de fournir des éléments comparatifs entre les deux options, basés sur les études disponibles, notamment concernant les conditions de travail et risques professionnels, mais aussi sur les rendements d’exploitation. Nous demandons à avoir accès à ces études.
Nous avons toutefois bien compris que l’argument fort est celui qui veut que l’exploitation à ciel ouvert permette d’avoir une vision à 40 ans pour l’approvisionnement de l’usine de Vaujours en gypse. A la différence du cavage qui d’après les explications fournies en séance représenterait la perte de 2/3 de la ressource.
Question à l’Etat : le site serait donc dépollué par Placoplatre /Saint- Gobain qui n’est pas le pollueur. Le principe de « Pollueur-payeur » n’est donc pas respecté. Et pourtant l’Etat devrait se montrer exemplaire en la matière. Cette non application de ce principe va-t-elle être aussi de rigueur pour la partie du Fort qui a été vendue à l’intercommunalité « Marne et Chantereine » ? Ce qui conduit à considérer que les mêmes risques continueront d’exister à proximité.
2) Le choix de l’exploitation à ciel ouvert a un impact sur l’environnement :
Le groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) vient de produire un rapport alarmant sur le réchauffement climatique. Parmi les éléments responsables du réchauffement climatique, il y a la déforestation (ce qui va arriver avec l’abatage des arbres) et la réverbération (ce qui va arriver avec le blanchiment de surfaces importantes). Il n’y a qu’à regarder une vue aérienne de carrières à ciel ouvert. Est-il prévu une compensation à la destruction du puits de carbone (replantation d’arbres anciens) ? Notons que cette partie du territoire est particulièrement impactée par la transformation d’espace naturels en terrains imperméabilisés (centre commercial en cours de construction à coté d Carrefour Claye-Souilly, triangle de Gonesse avec EuropaCity, nouveau terminal T4 à Roissy). Indépendamment de cette politique de déforestation, il subsiste des questions relatives aux poussières qui ne manqueront pas de se soulever avec les tirs de mines que le document de présentation expose uniquement à travers la question des vibrations et des surpressions.
Nous avons entendu la volonté annoncée de Placoplatre de réaménager au fur et à mesure de l’exploitation les espaces décapés et exploités, ce qui peut être un élément de moindre atteinte au climat. Quelles garanties sur la rapidité de reconversion des zones exploitées ?
Y a-t-il une provision financière de Placoplatre pour réaliser les travaux de remise en état en fin d’exploitation ?
3) Une série de questions concernant la santé des populations avoisinantes et des salariés :
Quels types de matériaux pourront être projetés dans l’atmosphère sous forme de poussières que la population pourrait respirer ?
Nous demandons que soit intégrée au dossier de demande d’ouverture d’une carrière, une présentation des vents dominants sur l’année, et des forces de ces vents.
Quelles mesures de contrôles des poussières dans l’atmosphère sont prévues sur l’ensemble de la durée de l’exploitation ?
Nous demandons des précisions sur la méthode de mesures des poussières émises : granulométrie et quantité…
Nous demandons que Placoplatre transmette régulièrement à la population, aux associations et élus locaux, les contrôles des poussières avec leurs caractéristiques physico-chimique (lister la liste des poussières dégradant la qualité de l’air, les silices libres en particulier).
Dans le cadre de sa proposition de création de groupes de travail, Placoplatre/ Saint Gobain acceptera-t-il d’agrandir le périmètre des communes concernées par les problèmes de dissémination des poussières comme cela a été demandé en réunion publique le 17 décembre ?
Quels organismes d’Etat d’une part, et indépendants d’autre part comptez-vous solliciter pour procéder aux vérifications environnementales concernant la santé des populations pendant toute la durée des travaux et jusqu’à la fin de la réhabilitation du terrain ? Le contrôle systématique et parfois inopiné de l’Autorité de Sûreté Nucléaire est-il bien prévu ?
La concertation a peu porté sur la question du bruit généré par l’exploitation à ciel ouvert. Et pourtant les appareils de broyage sont très bruyants ainsi que le versement dans les bennes ainsi que le transport. Quelles préconisations sont prévues pour limiter au maximum la gêne occasionnée aux riverains ?
Les terres prélevées pour permettre le décapage avant extraction pourront être réutilisées dans le cadre du réaménagement progressif des parties exploitées, ou bien mises au fond de la carrière. Ces terres seront-elles analysées systématiquement avant leur « réutilisation » ?
Nous demandons que les associations et les élus puissent disposer en permanence d’un état récapitulatif des déplacements de terre, de leur degré de pollution (ou de leur absence de pollution), et de leur destination : filières de dépollution, fond de la carrière d’Aiguisy ou remblai des terrains découverts par l’exploitation.
Nous demandons que des visites annuelles soient organisées sur le site ; visites auxquelles pourraient participer les membres des associations, le gens de la population qui le souhaiteraient, les services de l’Etat.
4) La levée du secret défense :
Nous continuons de demander la levée partielle du secret défense pour connaître les quantités de matériaux qui ont été utilisés (de métaux lourds et de matériaux dangereux), et les anciens lieux de stockage des produits chimiques, radiologiques et pyrotechniques. Ces informations permettraient de mieux cibler les recherches des dits produits.

Pantin le 21 décembre 2018

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MNLE 93
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